BONJOUR TRISTESSE

Françoise Sagan

BONJOUR-TRISTESSE

« « Anne Larsen », dit mon père,
et il se tourna vers moi.
 Je le regardai, trop étonnée pour réagir.

« Je lui ai dit de venir si elle était trop fatiguée parses collections et elle… elle arrive. »
Je n’y aurais jamais pensé. Anne Larsen était une ancienne amie de ma pauvre mère et n’avait que très peu de rapports avec mon père. Néanmoins à ma sortie de pension, deux ans plus tôt, mon père, très embarrassé de moi, m’avait envoyée à elle. En une semaine, elle m’avait habillée avec goût et appris à vivre. J’en avais conçu pour elle une admiration passionnée qu’elle avait habilement détournée sur un jeune homme de son entourage. Je lui devais donc mes première élégances et mes premières amours et lui en avais beaucoup de reconnaissance. A quarante-deux ans, c’était une femme très séduisante, très recherchée, avec un beau visage orgueilleux et las, indifférent. « 

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